Deux penalties aux 89e et 94e ont permis aux Angevins de revenir au score. Les Lavallois peuvent pleurer.Ce sont les Lavallois qui sont entrés le mieux dans cette rencontre. Comme le souhaitait Philippe Hinschberger, l'entraîneur mayennais, ils ont simplifié leur jeu en trouvant plus directement les attaquants et les milieux excentrés. Ils ont tout de suite défendu très haut, aussi.
Dès la 3e minute de jeu, Hamouma centrait pour Genest, lequel allait chercher le penalty dans la profondeur (3e), en vain. Genest, encore, lançait Haguy côté gauche, qui centrait en retrait pour Le Pen... à côté (7e). Rebelotte dans la minute suivante avec cette fois Hamouma dans le coup (8e).
Dans tout cela, Angers, loin de se désunir, n'arrivait pas à poser le pied sur le ballon et avait toutes les peines du monde à trouver appuis et profondeur. Modeste alertait bien Balijon, le portier lavallois, mais Puig le contrait (9e). Les Lavallois, à force de presser, continuaient de se déchaîner sur le but d'Olimpa. Talmont (24e), Genest (37e) puis Haguy par deux fois (39e et 46e) manquaient d'ouvrir le score.
En panne de créativité dans l'entre jeu, les Angevins, malgré leur compacité et leur volonté, ne trouvaient plus du tout de solution. Tout juste pouvaient-ils s'en remettre à la clairvoyance de Djellabi ou la présence de Mienniel.
Le scénario fut sensiblement différent au retour du vestiaire. Le Sco, plus présent dans les duels, faisait face à un bloc lavallois plus bas qu'en première période. Sans pour autant se créer d'occasion.
Et c'est bien Laval qui repartait de l'avant, sur une pelouse qui ne ressemblait plus à une pelouse. Genest, très inspiré hier soir, tentait un centre plat du pied pour Hamouma... trop court (60e).
Supporters insupportables...
Les partenaires de Philippe Brunel tentaient toujours de construire. Auriac tentait sa chance des 20 mètres. Son ballon contré ne trompait pas Balijon (69e).
Et puis il y a eu cette 70e minute. Ce énième pétard lancé par les supporters (insupportables) angevins qui a explosé sur la pelouse (le premier résonne encore dans les tympans d'un stadier venu le ramasser). L'arbitre, M. Auroux, qui avait déjà menacé d'arrêter momentanément la partie, joignait la parole aux actes. Les joueurs rentraient au vestiaire dix minutes durant.
À leur retour, les Lavallois n'abdiquaient pas. Et c'est fort logiquement que sur un coup franc de Lebouc au premier poteau repris de la tête par Raddas que Laval ouvrait le score. Haguy, deux minutes plus tard, doublait le score d'une volée superbe (86e) et dans un stade Le Basser en délire.
La réduction du score de Charbonnier sur penalty aurait été anecdotique (89e) si Chapuis n'avait pas mis la main dans la surface. Modeste n'avait plus qu'à égaliser (94e).